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De ses origines et de son avenir

Le MAS a examiné l’origine de sa collection congolaise de 2022 à 2025. Les résultats ont été publiés dans la publication en ligne « De ses origines et de son avenir ». Téléchargez le livre ici.

Recherche sur la provenance

Dans le territoire qui correspond aujourd'hui à la République démocratique du Congo, d'innombrables objets culturels ont été spoliés durant la période coloniale (1885-1960). Ces faits sont intervenus dans un contexte de violences et de rapports de force d'ordre colonial. Nombre de ces objets ont ainsi été cédés sous la contrainte, puis expédiés à Anvers, où ils ont trouvé place chez des collectionneurs et dans des musées. Par divers chemins, ils ont finalement abouti au MAS, qui conserve aujourd'hui environ 3.800 de ces objets, désormais détachés de leur communauté d'origine.

Le MAS a initié des recherches sur leur provenance et sur les circonstances dans lesquelles certaines pièces majeures ont été soustraites à leurs propriétaires d'origine. Cet ouvrage est le résultat de cette étude approfondie, menée dans une perspective belgo-congolaise.

 

Valeur pour l’avenir

Cet ouvrage met en lumière l’histoire de la collection, mais aussi la valeur qu’elle conserve aujourd’hui pour des artistes et des communautés congolaises. Les connaissances qui en découlent sont essentielles pour permettre la poursuite du dialogue sur l’avenir de la collection, mais aussi pour envisager une réparation.

La nouvelle publication « De ses origines et de son avenir » (200 pages, bilingue NL/FR) rassemble les résultats de l’enquête de provenance menée au MAS par Els De Palmenaer (conservatrice Afrique au MAS), Pr. Donatien Dibwe dia Mwembu (chef de projet et chercheur congolais, UNILU Lubumbashi) et Bram Cleys (chef de projet et chercheur belge), avec le travail de terrain réalisé par trois chercheurs congolais : Philippe Mikobi Pongo, Dieudonné Kabuetele et Constantin Kasongo Kitenge.

 

Publication

Ci-dessous, vous pouvez télécharger ou consulter la publication.

 

Trois pièces clés

Les trois pièces maîtresses étudiées illustrent chacune à leur manière comment le patrimoine congolais a disparu de ses communautés dans un contexte colonial. Tous les détails ne peuvent pas être reconstitués, maar het onderzoek heeft wel geleid tot nieuwe inzichten en tot samenwerkingen met Congolese gemeenschappen en onderzoekers.

  • La statue de pouvoir (nkishi) du chef Nkolomonyi appartenait à un chef Songo Meno qui s’opposait à l’occupation coloniale. Après son arrestation en 1923, ses biens – dont cette statue – furent confisqués. Grâce à des recherches d’archives et à de nouveaux témoignages, la saisie violente opérée par le pouvoir colonial belge peut aujourd’hui être reconstruite.
     
  • Les deux statuettes Kuba en fer forgé, de période précoloniale, faisaient partie de l’art de cour royal à Mushenge. Le roi les a offertes au début du XXᵉ siècle à un fonctionnaire colonial, vraisemblablement sous la pression de la conquête militaire du royaume Kuba. Elles furent ensuite achetées en 1920 par le Musée Vleeshuis auprès du marchand anversois Henri Pareyn.
     
  • La statue commémorative Hemba d’un chef (singiti) était un héritage d’un chef de clan Hemba. La manière dont elle a disparu de sa communauté reste inconnue, même si des informateurs congolais évoquent la pression missionnaire. Les recherches menées au Congo ont apporté de nouveaux éclairages : un singiti signifie « pilier » et était toujours représenté avec un pagne.

Recherche de provenance sur la Collection Congo

Le MAS conserve un patrimoine congolais sensible. Dans quelles circonstances cette collection d’environ 3800 objets culturels a-t-elle vu le jour ? Un projet de recherche de deux ans tente de mieux cerner ce point.

100 x Congo

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